Québec : mode d'emploi

Québec : mode d'emploi

Le Québec, vu, analysé et expliqué avec humour par une Franco-Québécoise de souche. S'invitent parfois coups de coeur, coups de gueule et chroniques, ayant ou non rapport avec la Belle Province. Bienvenue et bonne lecture !

Cédric

DSCF0350.JPG Hier j'ai lu Cosmétique de l'ennemi, d'Amélie Nothomb, et c'est grâce à Cédric.

 

À vrai dire je ne sais pas grand chose de Cédric. Je ne connais pas son nom de famille (Michelopoulos, peut-être ? Cédric Michelopoulos, ça sonne bien, non ?) ; je ne sais pas à quoi il ressemble ; je ne sais pas où il habite ni quelle sorte d'huile d'olive il met dans sa vinaigrette ; je ne sais pas ce qu'il fait comme métier, comme sport, comme tête quand il est vexé, comme cadeau à la fête des mères ; j'ignore également quelle est sa position sexuelle préférée, tout comme j'ignore s'il applique de la 30 ou de la 40 pour se protéger du soleil. Ce dont je suis quasiment certaine, en revanche, c'est qu'il a entre 25 et 35 ans. (Que celui dont le grand-père, le grand-oncle ou le prof de philo s'appelle Cédric me le prouve juridiquement. Seuls les passeports et certificats de naissance sont acceptés).

 

Je pourrais me la jouer Amélie Poulain (même si ma coupe est 100 fois mieux) et tenter de retrouver Cédric. Puis écrire un livre sur le sujet. Raconter les étapes de mon parcours, partager mes joies, mes progrès, mais aussi mes heures moins folichonnes, jusqu'à ma rencontre avec Cédric. Je me donnerais ainsi la possibilité de devenir enfin riche, puisque le livre se vendrait à des millions d'exemplaires, forcément. (Inutile de rappeler que je suis déjà suivie par des millions de lecteurs sur mon blog.) 

 

Mais selon mon étude de faisabilité (oui, fai-sa-bi-li-té, il faut vivre avec son temps...), mon projet n'aurait que très peu de chances d'aboutir, et pour une raison simple : contrairement à Amélie Poulain, je ne connais pas le nom de famille du type en question. Ni son ancienne voisine. 

 

Bref, passons aux choses sérieuses. Aujourd'hui je suis en forme, aujourd'hui j'ai envie de faire la balance. De cafeter. De rapporter. Ouh la rapporteuse elle est amoureuse me dirait ma copine d'enfance. Cédric, le type à qui tu as offert Cosmétique de l'ennemi a revendu ton cadeau à une librairie de livres usagés et je l'ai racheté. Voilà. Je tenais à ce que tu le saches. 

 

L'homme a tout de même eu la délicatesse d'inscrire ces mots sur la première page : "Cadeau Cédric Déc 2005 Montréal", ainsi que son nom en haut à droite - Christian quelquechose pour être exacte (il écrit très mal). Culpabilité et envie de déculpabiliser, quand vous nous tenez. 

 

Si tout ça va trop vite pour toi (après tout je débarque dans ta vie comme un cheveu sur la soupe et te parle d'une histoire vieille de plus de six ans !), je te résume la situation en quelques mots. Christian, c'est le type qui s'est bassement fait du blé sur ton dos ; Cédric, c'est toi ; Franco-québécoise, c'est moi ; et Olivier Falorni, c'est celui qui a reçu le "tweet" de soutien de Valérie Trierweiler. Même Morgan Freeman est au courant.  

 

Navrée...

 

La prochaine fois, offre peut-être un iPad... ?

 

Comme tu as pu l'observer au début de l'article, je ne connais rien de toi, ce qui, statistiquement, devrait être réciproque. Mais nous avons au moins un point en commun : nous estimons qu'offrir un livre en cadeau, c'est encore bien.

 

(Christian, je ne pouvais pas rester sans rien dire.)

 

 

 

 

 

 

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Beah 06/08/2012 15:34

Très drôle, bououuuuuuuh Christian!

Franco-québécoise 07/08/2012 01:02



Oui, bouououuuuhhhh, c'est le mot ! ;-)



patquebec 18/07/2012 23:48

et ce n'est pas cet article qui va contredire mon dernier commentaire :)

Franco-québécoise 19/07/2012 14:37



 ;-)  En tout cas j'espère que j'ai eu la bonne attitude en mettant Cédric au courant...